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    [Jdr] L'appel de Cthulhu V7 - Collecte Manqué

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    Cedbzh

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    [Jdr] L'appel de Cthulhu V7 - Collecte Manqué

    Message par Cedbzh le Ven 5 Fév - 17:34

    Un scénario par Mike Mason

    Les investigateurs, des malfrats de la pègre arkhamite, sont envoyés par leur
    boss collecter les arriérés d’un voyou indépendant qui n’a pas versé son dû. Il a
    malheureusement croisé le Mythe sur sa route…

    En quelques mots
    Mordecai O’Leary, l’un des lieutenants de Danny O’Bannion, est responsable du
    quartier du Campus à Arkham. Un cambrioleur, « Sticky Jack » Fulton, lui verse
    une part de tout larcin effectué sur son territoire. Pourtant, O’Leary a entendu
    parler d’un vol d’envergure opéré par Fulton que ce dernier n’a jamais évoqué avec
    lui. Depuis, le cambrioleur ne donne plus signe de vie…


    Dernière édition par Cedbzh le Ven 5 Fév - 17:43, édité 1 fois


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    Cedbzh

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    Re: [Jdr] L'appel de Cthulhu V7 - Collecte Manqué

    Message par Cedbzh le Ven 5 Fév - 17:39

    Jackleconteur a écrit:Scénar de Cthulu vécu par mon perso (partie 1)

    Extrait de texte retrouvé dans le corpus d'entretiens réalisé en 1996 par l'Historienne Franceen Quinzel sur le passé de Gotham City, l'ancienne Arkham. Propriété de Miskatonic University. 


    Quand avez vous décidé de quitter Arkham ? 


    • Eh bien, c'est une drôle d'histoire. Ça me gène de la raconter. Ça fait si longtemps... Et puis, comme j'ai été réformé, je la raconte pas, sinon je finis à l'hopitâl pour au moins un mois. C'est ce qui m'est arrivé à la mobilisation...
    • N'hésitez pas, la confidentialité de l'entretien est garantie



    D'accord. Alors, à l'époque je travaillais pour le syndicat. On était un ensemble d'Irlandais et on se partageait ensemble une grande partie du sud d'Arkham. Pour ma part, je faisais du boulot pour Moriarty O'leary, dit le Marteau. Ce matin là, c'était un matin de novembre, en 1926 je crois, ma mère m'a réveillé en me disant que quelqu'un m'attendait. Je passais une redingote et ouvrit la porte. C'était un des clous, un des hommes du Marteau. Il me dit sèchement : « le boss t'attend, t'as rendez vous avec lui alors dépêche toi ». Puis il partit. Je pris le nécessaire et passais un beau costume, un gilet, j'avais envie de faire bonne impression. Je me rendis à la planque avec la voiture de service. En gros, j'avais rendu de bons coups de mains aux « boss » du syndicat et j'avais le droit d'utiliser la voiture comme bon me semblait. Ca me plaisait, j'emmenais Maman en forêt le week end et on s'amusait bien. 


    J'arrivais à la planque, m'appuyait sur le bloc moteur délicieusement chaud et allumait une cigarette. En face, la boulangerie. Derrière la boulangerie, une ruelle et au bout de cette ruelle, l'entrée de la planque qui menait au bureau du Marteau. Alors que je fumais, une voix me fis me retourner « Tiens, t'es là aussi ? ». C'était Sean. Sean je le connaissais depuis longtemps, on avait fait plusieurs coups ensemble. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Je commençais à discuter avec lui quand apparut Brady. Lui je le connaissais moins, mais je savais qu'il savait y faire. Pas à ma manière, mais lui c'était une tronche. Enfin, il fallait pas qu'il m'emmerde, sinon j'allais le « défrayer » comme je savais faire !On se saluait quand on entendit deux voix. Je les reconnus avant de les voir émerger du brouillard. Le frère et la sœur Kelly. Deux fous furieux qui faisaient le travail de manière expéditive et sale. Je les saluai sans trop y croire. Puis on décida d'y aller. En entrant dans le bureau, le Marteau lisait son journal. Il y avait toujours un marteau sur son bureau. Il baissa son journal nous regarda chacun avec un regard qui foutait les jetons. Seuls les Kelly souriaient bêtement. 



    • Alors Brady, ça fait longtemps que je ne t'avais pas vu. J'aimerais en dire autant des autres. Toi Sean, tu as du culot de venir devant moi. Voler un camion d'alcool puis te le faire piquer, ça c'est fort. Tu devrais avoir un peu plus d'honneur. Enfin. Toi, le dogue...



    C'était de moi qu'il parlait. J'étais pas très fier car il était en train de faire la leçon. Je regardais mes pieds.



    • Quand je te demande d'effrayer quelqu'un c'est pas de lui foutre une balle dans la tête.
    • Mais... 
    • Enfin, tu m'en dois une, tu ne sais pas tout ce que j'ai du faire pour effacer tes conneries. 



    Je ne répondis rien et réfléchis. Je compris enfin qu'il me demandait « d'effrayer » et non « défrayer ». De toute façon j'avais pas trop compris ce mot. Pour moi, tout ce qui commençait par « dé » voulait dire la même chose. (Rire) Dézinguer, Dégommer, Décaniller... Puis le patron se tourna vers les Kelly. 
    - Quant à vous ! Quel affront de reparaître après votre hold up sur « Gotham Bank. » Surtout si c'est pour tuer tout le monde. Vous méritez bien votre surnom des « fléaux d'arkham ». 
    Enfin, je ne vous ai pas fait venir pour vous complimenter. Je cherche un petit cambrioleur, une petite frappe, un certain Sticky Jack, j'aimerais savoir ce qu'il fabrique. Il a commis des vols la semaine dernière, tous les trois dans notre secteur. Et bien sûr, il a oublié la commission. Il a cambriolé quelque chose au musée, à la bibliothèque et chez un professeur de l'université. Vous allez me le retrouver et lui faire la leçon. Mais doucement, compris le dogue ? Vous avez une semaine. Pas de gaffe, sinon c'est une raclée.
    Il se déplaça, attrapa un énorme marteau pour attendrir la viande et commença à jouer avec. 
    Nous sommes sortis et nous échangeons sur la meilleure manière de faire. Les Kelly décidèrent d'aller au Sycomore, le bar juste entre la planque et l'université. J'approuvais. Ca me permettrait de prendre mon petit déjeuner. 


    Nous prirent ma voiture et Eddy s'assit à côté de moi, Wendy derrière. Il était moins grand que moi, moins baraque, mais je savais que c'était un petit nerveux. Il semblait ruminer ce que le boss avait dit. Il mâchonnait une sorte d'allumette et crachait les morceaux par la fenêtre. On arriva sur la rue qui descendait vers le pont et qui amenait à l'Université, et on se gara pas loin du bar. A l'époque, c'était plutôt caché, mais bon, on le connaissait le Lewie. Il était d'ailleurs là en train de décharger des cartons. Eddy lui dit « Eh ! On peut t'aider. » Lewie, il est pas commode. Il lui répondit : « Qu'est ce tu me veux ? »
    « On voudrais des infos sur un certain Sticky Jack, tu connais ? »
    «  Tu penses que je connais tout le monde ? Non, il faudra repasser plus tard... Y aura l'araignée en début d'après midi. Mais bon, là ya personne et je ne sers pas. » Il repartit à son travail. 
    J'étais déçu. Je me serais bien calé le creux d'une dent. J'avais pas bouffé. Je m'allumais une cigarette. 
    « On fait quoi Eddy ? » 
    « On va à l'université, chercher des infos sur le prof »
    Je haussais les épaules. Je connaissais pas trop l'université, mais bon, tant que j'avais pas à aller apprendre des trucs, ça m'allait. Je repris le volant et on partit vers cet immense ensemble qui faisait presque tout un quartier. On descendit et on alla sur la grande place. On aurait dit une église, enfin comme si il y avait des dizaines d'églises collées ensembles pour faire un ensemble assez joli. Wendy eut une idée et alla demander au concierge si il y avait une salle des professeurs. Celui ci la toisa et lui répondit d'une voix de vautour que les professeurs avait chacun une salle par section. Il nous demandait si on voulait se rendre dans une section en particulier. Je n'aimais pas trop son ton, sa gueule, ses manières. C'était vraiment le genre de gars qui est pas mieux que nous, mais depuis qu'il bossait à l'université il pétait plus haut que son cul au point de l'avoir dans la tête. Je serrais mes poings et Eddy me poussa du coude.
    On discuta. On risquait pas de trouver un professeur, comme ça. Et flâner autour de la place, ça servait à rien. Ce que disaient les étudiants, c'était du charabia pour moi... On décida d'aller à la bibliothèque enquêter sur le vol. 


    J'aimais pas trop les bibliothèques, je comprenais pas trop bien ce qu'il fallait y faire, et passer mon temps à lire des bouquins, ça me disait trop rien. Quand on arriva, nos deux compères étaient là. Ils étaient au musée, et avaient trouvé ce qui avait été volé. Un couteau ancien. Ah. Je me grattais la tête puis haussais les épaules. Ils discutèrent et Kelly décida de monter au premier étage de la bibliothèque, je la suivis. J'avais une idée qui pouvait marcher. J'avisais la bibliothécaire de l'étage et lui demandais si il y avait du boulot.

    • Oh oui, peut être qu'on pourrait avoir du boulot, surtout pour un gars bâti comme vous, mais il faut voir avec Mme Donner. Elle est en bas, c'est la chef bibliothécaire.



    J'étais content, j'avais une chance. J'y avais pas trop cru. En général je fais peur et on me crois pas trop. Mais bon, mon enfance m'a appris à faire semblant... 




    Je trouvais la grosse Mme Donner au comptoir, à l'entrée. Eddy arrivait en même temps que moi, mais je lui laissais pas dire, je voulais faire mon plan 

    • Bonjour, je voulais savoir si y avais du boulot ?
    • Bonjour, Monsieur, pour quel genre de travail ? 
    • Bah, euh, je peux porter des choses, je suis habile, et je peux garder des choses. On m'a dit... 
    • De toute façon, nous n'avons pas de crédits. Vous avez déjà travaillé dans une bibliothèque ou une librairie ? 
    • Oui! Chez Monsieur Major, quartier Chapel. 



    A voir sa gueule, elle connaissais pas Monsieur Major. Il était gentil. Minaud, je faisais les courses pour lui, et quelques services, et il avait toujours été gentil avec moi, très doux. Il avait une librairie pleine de vieux bouquins et des dessins. Il y a quelques années, son magasin avait brûlé. J'étais un peu dans le pétrin, quand tout d'un coup, Eddy me poussa du coude. Je le laissais parler. 


    « Bon. Tu me saoules la vieille, tu vas engager mon pote. »
    Et sur ce, il sortit son surin et lui foutu juste devant la gueule. Mais quel con. La grosse ouvrit la bouche pour hurler « AU SECOOOOOUUUUURS ! A L'ASSASSIN ! ». On se mit à courir et je pense que je suis jamais revenu à la voiture aussi vite. Eddy, me rejoignit et je l'agonis d'injures. Mais quelle idée de parler comme ça à une honnête femme. On disais souvent que j'avais les cases qui se touchaient, mais lui il était tout simplement fou. Au bon d'une demi heure, de trois cigarettes pour me calmer, les autres arrivèrent. Une heure sonnait à une église au loin. Sean proposa d'aller manger et je ne pus qu'approuver. Sur le chemin, ils parlèrent d'un couteau, d'un parchemin en grec et d'un machin traduit. Qu'est ce qui pouvait être intéressant là dedans ? Et surtout pourquoi le chef s'y intéressait ? Enfin, on me demande pas de réfléchir... 


    Pendant qu'on bouffait, Wendy avisa dans le bar Mr l'Araignée. C'était un gros bonhomme joufflu et elle se mit à boire avec lui. Je comprenais pas trop. Dans ce genre de cas, ma manière d'interroger, c'était plutôt un bourre pif. Enfin, elle savait y faire et il avait l'air d'aimer ça, le cochon...


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